Les journées d'hier et d'aujourd'hui chez Scania sont passées très très vite.
Pour commencer, mon lundi de travail proprement dit s'est terminé à 11h15 (si je mets de côté la petite demi-heure de 16h45 à 17h15). Le midi puis l'après-midi furent consacrés d'abord à un repas de Noël, et ensuite à une partie de curling... aux frais de la princesse en plus !
D'après ma courte expérience professionnelle en Suède, le repas de Noël, ou Julbord ("table de Noël") est un passage obligé dans toute entreprise qui se respecte. Le mien avait lieu dans un restaurant à 2km de mon bureau, au bord d'un lac, presque dans la forêt. Il y a d'ailleurs des possibilités de pique-nique/baignade dans les environs proches. Vivement l'été que j'aille piquer une tête pendant ma pause déjeuner ! Le repas avait la forme d'un buffet extrêmement bien garni de très bonnes spécialités suédoises. A côté des traditionnels patates, boulettes de viande, hareng, prinskorv (sorte de saucisses cocktail), salade de betterave, jambon de Noël, Janssons frestelse (gratin de pommes de terre/anchois)... était proposé un très bel assortiment de poissons fumés (saumon, anguille, sole...) et de viandes froides (boeuf, agneau, cerf, renne, élan...). Les desserts étaient aussi à la hauteur. Par contre pas d'alcool sur les tables. Scania ne rigole pas avec ça, surtout le midi ! Le glögg (la version suédoise du vin chaud) et la bière de Noël étaient sous les 2.5%.
Après m'être rempli la panse, direction le club de curling de Södertälje (ville où je travaille). Le divertissement entrait dans les activités que mon groupe (plus petite entité de l'entreprise, comptant entre 5 et 10 personnes environ) se doit de réaliser plusieurs fois dans l'année. Contrairement aux idées reçus, ce n'est pas chiant et c'est presque sportif. Deux équipes de quatre joueurs s'affrontent et le principe est semblable à celui de la pétanque. Il faut faire glisser des blocs de granit de 20kg en direction d'une cible, et s'arrêter le plus proche de son centre, un cochonnet fixe. Le lancer se fait en poussant sur des starting blocks pour se faire glisser sur la glace avec la pierre dans une main. Avant de la lâcher, il faut lui avoir donné une direction et une vitesse optimales. Les coéquipiers ne sont pas passifs puisque leur rôle est d'essayer de réguler la course du projectile en balayant ou non devant celui-ci. Le balayage réduit les frictions et permet de prolonger la glisse de quelques mètres si besoin. L'équipe adverse a aussi le droit de balayer, une fois passé une certaine ligne, pour faire sortir la pierre de l'aire de jeu.
On ne s'embête donc pas pendant une partie car tout le monde à quelque chose à faire à chaque instant, et cela fait un peu les muscles car le balayage doit être énergique. Au final je suis partant pour retenter l'expérience !
Aujourd'hui j'avais un cour d'introduction pour les nouveaux employés chez Scania. A côté des petits blablas (parfois intéressants) sur l'histoire de l'entreprise, sa manière de fonctionner, la sécurité, etc, et de la visite guidée de l'usine d'assemblage final, j'ai eu la joie de conduire des camions sur la piste de démonstration du site de Södertälje.
J'ai commencé par un semi-remorque de 40 tonnes et 19 mètres de long, doté d'un 6 cylindres de 13L et 480 chevaux. Ce fut le plus difficile à conduire car il était doté d'une boîte de vitesse manuelle. Pour savoir comment passer 12 rapports, avec seulement 3 positions du levier et 2 boutons, cela demande de l'entraînement. Ensuite je suis passé à un véhicule équivalent mais avec une boîte automatique (manuelle en fait mais les rapports se passent tout seul ou avec une manette sur laquelle on donne des impulsions). J'ai fini par un mastodonte de 60 tonnes (plus de 60 Twingos...), 25 mètres (7 Twingos), avec un V8 de 580 chevaux. Ce genre de véhicule n'est pas autorisé sur les routes françaises, mais courant en Scandinavie. Bien que les chiffres soient impressionnants, je pense que la conduite sur route ouverte n'est pas beaucoup plus dure que celle d'une voiture. Il faut faire attention au gabarit mais les rétroviseurs sont énormes, la vitesse est jamais très élevées, les rapports se passent d'eux-mêmes et de multiples aides facilitent la conduite. En descente par exemple, on appuie une première fois sur la pédale de frein et ensuite l'allure reste constante.
J'ai hâte de passer mon permis camion maintenant !!
La suite de la semaine va être un peu plus sérieuse mais les vacances sont dans trois jours et le retour d'Åsa dans quatre.Pour commencer, mon lundi de travail proprement dit s'est terminé à 11h15 (si je mets de côté la petite demi-heure de 16h45 à 17h15). Le midi puis l'après-midi furent consacrés d'abord à un repas de Noël, et ensuite à une partie de curling... aux frais de la princesse en plus !
D'après ma courte expérience professionnelle en Suède, le repas de Noël, ou Julbord ("table de Noël") est un passage obligé dans toute entreprise qui se respecte. Le mien avait lieu dans un restaurant à 2km de mon bureau, au bord d'un lac, presque dans la forêt. Il y a d'ailleurs des possibilités de pique-nique/baignade dans les environs proches. Vivement l'été que j'aille piquer une tête pendant ma pause déjeuner ! Le repas avait la forme d'un buffet extrêmement bien garni de très bonnes spécialités suédoises. A côté des traditionnels patates, boulettes de viande, hareng, prinskorv (sorte de saucisses cocktail), salade de betterave, jambon de Noël, Janssons frestelse (gratin de pommes de terre/anchois)... était proposé un très bel assortiment de poissons fumés (saumon, anguille, sole...) et de viandes froides (boeuf, agneau, cerf, renne, élan...). Les desserts étaient aussi à la hauteur. Par contre pas d'alcool sur les tables. Scania ne rigole pas avec ça, surtout le midi ! Le glögg (la version suédoise du vin chaud) et la bière de Noël étaient sous les 2.5%.
Après m'être rempli la panse, direction le club de curling de Södertälje (ville où je travaille). Le divertissement entrait dans les activités que mon groupe (plus petite entité de l'entreprise, comptant entre 5 et 10 personnes environ) se doit de réaliser plusieurs fois dans l'année. Contrairement aux idées reçus, ce n'est pas chiant et c'est presque sportif. Deux équipes de quatre joueurs s'affrontent et le principe est semblable à celui de la pétanque. Il faut faire glisser des blocs de granit de 20kg en direction d'une cible, et s'arrêter le plus proche de son centre, un cochonnet fixe. Le lancer se fait en poussant sur des starting blocks pour se faire glisser sur la glace avec la pierre dans une main. Avant de la lâcher, il faut lui avoir donné une direction et une vitesse optimales. Les coéquipiers ne sont pas passifs puisque leur rôle est d'essayer de réguler la course du projectile en balayant ou non devant celui-ci. Le balayage réduit les frictions et permet de prolonger la glisse de quelques mètres si besoin. L'équipe adverse a aussi le droit de balayer, une fois passé une certaine ligne, pour faire sortir la pierre de l'aire de jeu.
On ne s'embête donc pas pendant une partie car tout le monde à quelque chose à faire à chaque instant, et cela fait un peu les muscles car le balayage doit être énergique. Au final je suis partant pour retenter l'expérience !
Aujourd'hui j'avais un cour d'introduction pour les nouveaux employés chez Scania. A côté des petits blablas (parfois intéressants) sur l'histoire de l'entreprise, sa manière de fonctionner, la sécurité, etc, et de la visite guidée de l'usine d'assemblage final, j'ai eu la joie de conduire des camions sur la piste de démonstration du site de Södertälje.
J'ai commencé par un semi-remorque de 40 tonnes et 19 mètres de long, doté d'un 6 cylindres de 13L et 480 chevaux. Ce fut le plus difficile à conduire car il était doté d'une boîte de vitesse manuelle. Pour savoir comment passer 12 rapports, avec seulement 3 positions du levier et 2 boutons, cela demande de l'entraînement. Ensuite je suis passé à un véhicule équivalent mais avec une boîte automatique (manuelle en fait mais les rapports se passent tout seul ou avec une manette sur laquelle on donne des impulsions). J'ai fini par un mastodonte de 60 tonnes (plus de 60 Twingos...), 25 mètres (7 Twingos), avec un V8 de 580 chevaux. Ce genre de véhicule n'est pas autorisé sur les routes françaises, mais courant en Scandinavie. Bien que les chiffres soient impressionnants, je pense que la conduite sur route ouverte n'est pas beaucoup plus dure que celle d'une voiture. Il faut faire attention au gabarit mais les rétroviseurs sont énormes, la vitesse est jamais très élevées, les rapports se passent d'eux-mêmes et de multiples aides facilitent la conduite. En descente par exemple, on appuie une première fois sur la pédale de frein et ensuite l'allure reste constante.
J'ai hâte de passer mon permis camion maintenant !!
Je suis désolé pour le manque de photos, mais j'ai fait l'erreur de ne pas avoir mon appareil photo avec moi lors de ces deux journées mémorables. Je m'en veux... Vous verrez toutefois quelques illustrations en cliquant sur les liens (texte souligné).

1 commentaire:
T'inquiétes pas pour les photos, ton article est bien: t'as sité les mots chevaux et twingo!
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